Synonyme de division au Canada, les oléoducs sont vus par les uns comme un gage de vitalité économique, et par les autres comme l’antithèse d’une prospérité durable. Sans le moindre doute, Action Climat Outaouais (ACO) joint sa voix à ces derniers depuis sa fondation. En 2016, les membres d’ACO (dont le nom était Stop Oléoduc Outaouais) ont organisé et participé à la Marche citoyenne pour nos rivières,, parcourant plus de 125 km de Saint-André-d’Argenteuil jusqu’aux centres-villes de Gatineau et d’Ottawa. Le but? Sensibiliser la population aux enjeux liés au projet d’oléoduc d’Énergie Est ainsi qu’à la menace qu’il représente pour les cours d’eau québécois. Nous avons aussi présenté un mémoire au BAPE sur le projet Énergie Saguenay en 2020.
Le développement exponentiel du réseau de pipelines canadien comporte des coûts considérables qui ne peuvent être rentabilisés que par l’exploitation de cette infrastructure durant plusieurs décennies, ce qui va totalement à l’encontre des actions à prendre dans le présent contexte d’urgence climatique. Ces mesures empêchent d’assurer la transition énergétique nécessaire pour stabiliser le climat et d’éviter le pire de la catastrophe climatique à venir dans les prochaines années. C’est sans compter les émissions de méthane occasionnées par le transport du gaz et les risques très réels de pollution en cas de fuite ou de bris. C’est dans un souci d’assurer la prise de mesures publiques en cohérence avec la science climatique qu’ACO se mobilise avec vigueur sur cette question.